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Conclusion
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À la fin du 19e siècle, le gouvernement canadien créait un partenariat officiel avec les Églises pour qu’elles administrent les écoles industrielles, les internats et les pensionnats pour enfants autochtones. Le régime des pensionnats indiens avait pour mission d’enseigner aux enfants autochtones la langue anglaise ainsi que la religion, les valeurs et les compétences de travail de la société canadienne de l’époque.
Les pensionnats se trouvaient sur tous les territoires et dans toutes les provinces sauf au Nouveau-Brunswick, à l’Île-du-Prince-Édouard et à Terre-Neuve. Dans le Nord, le réseau des pensionnats prit aussi la forme de foyers d’hébergement. De nombreux enfants inuits ont été hébergés dans des villes du Sud afin d’y être éduqués et formés. Bien que non identifiés comme Métis, beaucoup d’enfants métis ont aussi fréquenté les pensionnats de l’Ouest.
Aujourd'hui, les pensionnats ont tous été fermés et on a fait beaucoup d’efforts pour tenter de réparer les dommages que ces pensionnats ont faits à des générations d’Autochtones. On a mis sur pied des organismes de guérison auxquels le gouvernement apporte son soutien. Tant les Églises qui ont administré les pensionnats que le gouvernement du Canada ont offert leurs excuses pour les sévices qu’ils ont intentionnellement infligés aux enfants innocents dont ils avaient la responsabilité. On a remis aux victimes de violences des sommes d’argent en guise d’indemnisation.
Comme le déclarait le Rapport de la Commission royale sur les peuples autochtones de 1991 : [TRADUCTION] « L’avenir doit inclure une place pour ceux et celles qui ont été blessés par les pensionnats où elles pourront se tenir debout en toute dignité, se souvenir, parler de leur douleur et de leur colère et d’être écoutés avec respect. Le Canada doit, en collaboration avec ces personnes, rechercher la justice et la guérison mutuelle; ils doivent construire des liens… qui rapprocheront les peuples autochtones et non autochtones pour qu’ils puissent se faire mutuellement confiance et… marcher côte à côte dans ce monde, dans un climat de confiance. » 66
Ainsi prend fin, d’une certaine façon, une sombre époque de l’histoire autochtone canadienne : le régime des pensionnats autochtones. Bien qu’il faudra de nombreuses années avant que ne se referme cette plaie, il est important que tous les Canadiens et Canadiennes sachent que cette époque ne se répétera jamais, et qu’à l’avenir, les Autochtones occuperont la place qui leur revient de droit parmi les nations fondatrices de ce pays.