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Tableau noir
Chapitre 2: Prototypes précoces des pensionnats
^ Fermes gratuites pour un million de personnes [traduction]
v. 1893
Bibliothèque et Archives Canada / C-095320
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(2:23 Mins / 2,245 KB)
Au fur et à mesure que les chemins de fer et les colons faisaient leur lent, mais sûr chemin vers l'ouest, ils éloignaient et détruisaient les vastes troupeaux de bison sur lesquels dépendaient de nombreux groupes tribaux. La perte de ces troupeaux mettait fin à des modes de vie traditionnels et les chefs autochtones de l'Ouest se sont rendu compte que la survie de leurs peuples dépendrait, en partie, de l'acquisition de nouvelles aptitudes. L'éducation et la formation spécialisée devinrent donc un enjeu vital lors des négociations de traités. À la suite de ces traités, de vastes étendues de terres ancestrales furent cédées au gouvernement du Dominion en échange, entre autres, de la promesse d'une bonne éducation pour les enfants autochtones.
Jouer: Un paysage en transformation | Transcription
Raport de session, 1886, Alberta
(en anglais seulement)
(1:18 Mins/ 1.8 MB)
Au fur et à mesure que les traités étaient signés, les Autochtones étaient forcés de s'installer sur les réserves. Le concept d'un programme scolaire qui respecterait, d'une part, les obligations prises aux termes des traités et qui, de d'autre part, permettrait de civiliser, de christianiser et d'assimiler les enfants indiens à la société canadienne a commencé à faire son chemin. Et les politiciens et les éducateurs continuaient à débattre du meilleur moyen d'en arriver à ces fins.
< Nicholas Flood Davin
Archives de Saskatchewan /
R-A6665
> Sir John A. Macdonald
Photographe : William James Topley
Bibliothèque et Archives Canada /
C-005332
Le premier ministre, sir John A. Macdonald, se demandait si la politique américaine de « civilisation agressive » ne serait pas utile à cet égard. En 1879, il dépêchait Nicholas Flood Davin aux États-Unis pour y rencontrer des représentants du U.S. Department of Indian Affairs et des chefs indiens américains de l'Oklahoma. Davin soumit ses constations dans son rapport intitulé : Rapport sur les écoles industrielles pour les Indiens et les Sangs mêlés, connu aussi sous le nom de « Rapport Davin ». Son rapport mettait de l'avant certaines recommandations sur comment la politique américaine sur l'éducation autochtone pourrait être imitée au Canada. Le gouvernement américain avait aussi convaincu Davin que « l'école de jour ne fonctionne pas parce que l'influence du wigwam est plus forte que celle de l'école », même si les écoles de jour (ou externats) existaient au Canada depuis les années 1940. Quand le rapport de Davin fut publié, l'idée de séparer les enfants de leurs parents en tant que stratégie de scolarisation et d'assimilation efficace avait déjà fait son chemin. L'examen visuel convainquant des résultats auxquels on pouvait s'attendre d'un tel « pensionnat » était celui du Carlisle Residential Boarding School*, un pensionnat situé en Pennsylvanie. Ce modèle a provoqué l'intérêt pour la mise en place d'un tel réseau de pensionnats au Canada.
Fort Marion (Floride) le 4 novembre 1886. Samson Noran; Fred'k Eskelsejah; Clement Seanilzay; Hugh Chee; Ernest Hogee; Margaret Y. Nadasthilah; Humphrey Escharzy; Beatrice Kiahtel; Janette Pahgostatun; Bishop Eatennah; Basil Ekarden, Carlisle (Pennsylvanie) 1886. Photographe : J.N. Choate, Carlisle, Pa., 1886 Archives de l'Église Unie du Canada, 93.049P/ 127Archives de l'Église Unie du Canada, 93.049P/ 127
Samson Noran; Fred'k Eskelsejah; Clement Seanilzay; Hugh Chee; Ernest Hogee; Margaret Y.Nadasthilah; Humphrey Escharzy; Beatrice Kiahtel; Janette Pahgostatun; Bishop Eatennah; Basil Ekarden. Photographe : J.N. Choate, Carlisle, Pa., 1886 Archives de l'Église Unie du Canada, 93.049P/ 128